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Mobilisation de l'OPH 77 contre la baisse des APL

Pour la troisième fois consécutive, le Personnel de l'OPH 77 se mobilise contre la baisse des APL et l'article 52 du Projet de Loi de Finances 2018.

De quoi s'agit-il précisément ?

Cet été, le Gouvernement d'Emmanuel Macron a annoncé une baisse des APL (Aides Personnalisées au Logement) de 5 euros à compter du 1er octobre 2017. Afin de poursuivre cette baisse, le Gouvernement demande une baisse des loyers pour les locataires du parc social, allant de 50 à 70 euros par mois, voire plus, à compter du 1er janvier 2018 (Projet de Loi de Finances 2018). Cette baisse concerne 6,5 millions de ménages bénéficiaires en France. Pour l'OPH 77, ce n'est pas moins d'un locataire sur deux !

Quelles sont les conséquences directes d'une telle politique pour l'OPH 77 ?

Impacts sur la capacité d'investissement de l'OPH 77, voire sur son avenir : la perte de recette pour l'organisme serait au minimum de 12 millions d'euros par an, dès 2018.
Impacts sur les locataires : c'est moins, voire plus du tout de moyens pour la rénovation, l'entretien, la modernisation, les services aux locataires... Par exemple, le budget alloué au Petit Entretien et Gros Entretien des agences de l'OPH 77 s'élève à 10 127 000 euros en 2017. De même, la remise en état des logements suite aux États des Lieux de Sortie représente 4 250 000 euros sur la même année. L'OPH 77 ne serait donc plus en capacité d'assurer un entretien de qualité de son patrimoine.
Impacts sur la réhabilitation et le Gros entretien : cela remet en question la planification des travaux de réhabilitations et de Gros Entretien indispensables au "bien vivre" dans les logements (899 logements théoriquement concernés par une réhabilitation thermique).
Impacts sur la construction neuve et la demande de logement social : l'OPH 77 ne pourra plus assurer la construction de logements sociaux (environ 150 logements annuels prévus) pour loger les plus démunis sur le département de la Seine-et-Marne. Or, le nombre de demandeurs de logements sociaux en Ile-de-France, croît considérablement chaque année : 681 517 au 31/12/2016.
Impacts sur l'emploi du bâtiment et de la promotion : cette mesure menace 43 000 emplois directs et indirects générés par l'activité des organismes HLM en Ile-de-France. Les répercussions sur le secteur du bâtiment représentent 12 % du chiffre d'affaires des entreprises du BTP.
Impacts sur les collectivités territoriales : Cette baisse drastique des investissements de l'OPH 77 va impacter la vitalité de l'économie locale et des collectivités qui sont les principales garantes des emprunts des organismes. Les collectivités s'inquiètent plus largement de la pérennité de leurs OPH et pour la mise en oeuvre de leurs politiques locales de l'habitat, qui fixent des objectifs de production ambitieux.
 

Première mobilisation le 17 octobre 2017

Ce jour là, plus de 120 salariés de l'OPH 77 ont répondu présent à la demande de la Fédération des OPH pour retrouver les OPH d'Ile de France devant le Palais Bourbon à Paris. Plus de 5000 personnes étaient présentes, dont des Présidents d'organismes HLM, des Président de Conseils départementaux, des élus locaux et les salariés des différents organismes.
  
  
 

Un cortège de 130 véhicules

Le 15 novembre, pas moins de 130 véhicules d'organismes HML ont formé un cortège escorté par la Police. Partis de Plaine Commune Habitat en Seine Saint Denis, le cortège s'est d'abord rendu sur le périphérique, pour rejoindre le quai d'Austerlitz afin de traverser Paris d'est en ouest. 
A chaque carrefour, la police a coupé la circulation, permettant au cortège animé de passer sans encombre. Rendez-vous fut fixé Place des Invalides pour des discours et rappeler que la moobilisation n'était pas terminée. Chacun a ensuite repris sont véhicule pour se rendre Porte Maillot ou le cortège s'est dispersé dans le calme.
Pour l'OPH 77, 5 véhicules ont répondu présent à ce nouvel après-midi de mobilisation.
  
   
 

Nouveau rassemblement devant le Sénat

Jeudi 23 novembre, 600 personnes (49 personnes de l’OPH 77) se sont réunies pour manifester devant le Sénat à Paris.
Parmi les bailleurs d'Ile de France, des élus, des sénateurs, la CNL (Confédération Nationale du Logement), les confédérations syndicales (FO, CGT, FAFPT, UNSA) etc. Tous étaient unanimes pour demander le retrait de l'article 52 du PFL, menaçant gravement l'activité des bailleurs. Cette mesure, qui doit être effective au 1er janvier 2018, aura des effets dévastateurs sur l'ensemble des OPH : 1,8 milliards d'euros en terme de coût  global, soit 75 % de la capacité d'investissement des OPH.
Pour notre organisme, cela représente un coût minimum de 12 millions d'euros par an. La prochaine mobilisation est d'ores et déjà fixée au samedi 9 décembre à Paris, le lieu n'étant pas encore connu. Il est donc important de continuer à défendre ce modèle social envié par nos voisins.

  

  

Soyons nombreux à Paris !